10 changements faciles pour sa santé et pour la planète

Dès que l’on parle santé, on est très vite débordé par le nombre d’informations reçues et de changements à mettre en place. Tout est intoxiqué: le bio n’est pas forcément aussi bio qu’il paraît, les ondes sont peut être nocives mais on ne peut plus se passer des nouvelles technologies… Bref nous semblons condamnés.
Toutefois, ce n’est pas parce que la tâche semble insurmontable qu’elle l’est vraiment.  Chaque action, même petite, nous permet d’améliorer notre santé grâce à une meilleure protection contre les agents pathogènes.
Dans le même temps, le plus souvent, nous protégeons également la planète tout en faisant des économies, ce qui n’est pas négligeable.
Voila donc quelques outils simples pour agir au quotidien sur notre santé. Même si vous ne les utilisez pas tous simultanément, vous améliorerez votre qualité de vie à chaque étape…
N’hésitez pas à mettre un commentaire sur votre expérience personnelle car ce n’est qu’un bref aperçu des nombreuses possibilités qui s’offrent à vous.
Pour vous procurer la plupart des produits cités dans l’article, de nombreux magasins biologiques existent. Une liste est disponible en fin d’article.
 

1) La lessive

La plupart des lessives contiennent de nombreux agents chimiques que nous ne connaissons pas et que nous déversons allègrement dans notre circuit d’eaux usées.
Vous pouvez faire vous même votre lessive naturelle, qui sera tout aussi efficace, à l’aide de recettes basiques.
Exemple: Pour 3 L de lessive:

  • 60g de savon de Marseille en paillettes ou râpé
  • 60g de savon noir liquide
  • 3 cuillères à soupe rases de cristaux de soude

Faire bouillir le tout dans 3 L d’eau. Vous pouvez rajouter quelques gouttes d’huiles essentielles (de lavande, citron… ) pour parfumer.
Coût pour 3L de lessive: 1,5 euro.
Pensez à garder vos anciens bidons pour les réutiliser, à bien secouer la préparation avant chaque utilisation et à la mettre directement dans le tambour.
Au minimum 1 fois par mois, utilisez du vinaigre blanc comme adoucissant (encore des économies). Vous pouvez également ajouter 1 cuillère de percarbonate de sodium pour un effet blanchissant sur votre linge ou pour éliminer les taches difficiles.
De nombreuses autres méthodes existent et fonctionnent (autres recettes, à la cendre…). Renseignez vous auprès de forums si besoin, les adhérents sont souvent de très bon conseil.
 

2) Le produit lave vaisselle

De la même manière que pour le linge, des recettes plus naturelles existent.
Recette:

  • 🌳 400g de cristaux de soude
  • 🌳 100g d’acide citrique
  • 🌳 150g de sel fin

Mélangez le tout et mettez la poudre dans le compartiment. La quantité dépendra de la dureté de votre eau et de l’état de votre lave vaisselle.
En moyenne, un lavage vous coûtera 10 centimes (entre 2 à 10 fois moins cher que dans le commerce selon la marque).
Vous pouvez également rajouter du vinaigre blanc à la place du liquide de rinçage pour un rendu plus brillant, notamment au niveau des verres.
Pour le sel régénérant, mettez du gros sel blanc.
Plus économe et meilleur pour la nature… que demander de plus!
 

3) Le dentifrice

Le principal problème du dentifrice (hormis l’emballage) est le dioxyde de titane qu’il contient, également appelé TIO2, colorant E171 ou CI77891. Dans le dentifrice, il est utilisé pour ses propriétés blanchissantes. La plupart en contient mais aucune information n’est donné quant à sa quantité et à sa forme.
Pour lutter contre celui-ci, vérifiez la composition de votre dentifrice: certains, biologiques, solides ou non en sont dépourvus tout en étant aussi efficaces. Dans l’idéal, un dentifrice solide acheté sous forme de recharge permet en plus d’éviter le sur-emballage.
Au niveau du coût, un dentifrice solide vous reviendra sensiblement au même prix que votre dentifrice habituel (car il dure deux fois plus longtemps).
 

4) Le déodorant

Le titane, l’aluminium… de nombreux composés nocifs y sont présents et reconnus comme dangereux.
L’aisselle est une zone ou les nœuds lymphatiques sont nombreux et directement reliés à ceux du sein. De nombreuses études (ne comportant pas un panel de population suffisant pour faire changer les choses à plus grande échelle) ont associé le déodorant classique à différentes pathologies ganglionnaires voire tumorales (cancer du sein, problèmes de thyroïde…).
Les femmes semblent les plus touchées car les molécules sont souvent en contact direct avec la peau. Les hommes (souvent nettement moins épilés) en subissent un peu moins les effets.
De plus, la transpiration a un rôle important pour le corps de régulation de chaleur ainsi que d’élimination de toxines (bien que moindre par rapport aux organes responsables : foie, reins, poumons…). Empêcher le corps d’abaisser sa température contribue à créer un terrain favorable aux inflammations et perturbateur de la récupération. Il faut donc éviter les déodorants qui limitent la sudation.
Comme pour le dentifrice, il existe des produits naturels, fabriqués en France. La pierre d’alun ainsi que des déodorants solides complètement dépourvus d’aluminium restent efficaces sur les odeurs de transpirations.
Le cas de la pierre d’alun: Un débat existe concernant cette pierre car elle est composée d’aluminium et de potassium. Il faut faire surtout attention à bien choisir sa version naturelle car non reconstituée (Potassium alun et non ammonium alun sur l’étiquette). Certaines peaux sèches ne la supporteront pas car elle possède des propriétés asséchantes. Aucune étude n’a pu confirmer la non nocivité de l’aluminium présent dans la pierre d’alun naturelle. Il sera toujours moins toxique que dans les déodorants classiques car plus difficilement assimilable.
L’idéal reste donc un déodorant solide sans aucune trace d’aluminium.

 

5) La mousse à raser

Des savons naturels existent et sont très efficaces. Moins chers que les mousses et gels sur le marché, ils ne nécessitent pas d’emballage.
Contrairement aux idées reçues, ils sont même efficaces sur les barbes drues à poils durs.
Une bonne idée de cadeau pour la fête des pères et de surcroît dans le respect de la nature!
 

6) Le lait de vache

Ce que nous savons sur le lait de vache:

  • Il est difficilement digeste (même s’il ne vous crée aucun problème digestif, votre corps utilise beaucoup d’énergie afin de le dégrader).
  • Contrairement aux idées reçues, il n’apporte pas plus de calcium que certains aliments.
  • Tout comme la viande, il acidifie le corps (selon des études de l’OMS).
  • Il contient des hormones de croissance ainsi que des acides gras saturés à grosses molécules lipidiques destinés au développement du veau ( il doit atteindre 150kg à 6 mois) donc totalement inadaptés pour l’homme.

Le but de cet article n’est en aucun cas de supprimer le lait de vache mais d’en raisonner sa consommation.
Comment faire:

  • Fromage: pensez au brebis et au chèvre nettement plus digestes.
  • Ne mettez pas de fromage râpé sur tous vos plats ou diminuez en la quantité.
  • Évitez les verres de lait pur le matin ou dans la journée.
  • Incluez le soja dans votre alimentation par l’intermédiaire de yaourts, tofu, miso…
  • Goutez aux autres laits existants, certains laits de soja ne modifie pas le goût de la pâtisserie.

L’idéal est de faire un test de 3 semaines où vous réduirez de moitié votre consommation de lait de vache et d’en mesurer les bénéfices.
Les effets peuvent être divers: diminution des boutons sur le corps ou le visage, des maux de tête, des inflammations chroniques, regain d’énergie, sommeil amélioré…
Ensuite, libre à vous de reprendre votre régime alimentaire classique.
Attention cependant pour les personnes en état de dénutrition (certaines personnes âgées, sevrage de drogue, dépression profonde) qui mange très peu. Il faudra vous faire accompagner par un diététicien si vous voulez modifier vos habitudes alimentaires.
 

7) Le gluten

Il occasionne les mêmes problèmes que le lait de vache, notamment au niveau de l’assimilation et des douleurs inflammatoires, mais il est nettement plus difficile à réduire tant le blé est partout. Quelques conseils cependant facilement applicables:

  • Privilégiez les farines de blé complet qui s’assimilent mieux. Essayez d’autres farines (épeautre, sarrasin…), qui pourront peut être agréablement vous surprendre!
  • Limitez les tartes et pâtes dans la semaine en réintroduisant d’avantage de légumes pour compenser.
  • Les pâtes au quinoa ou complètes existent et ont beaucoup plus de goût.
  • La baguette sera à consommer avec parcimonie.

De la même manière, essayez de diminuer de moitié votre consommation de gluten pendant 3 semaines et observez les résultats.
Certains bénéfices (notamment si vous souffrez d’inflammations, de problèmes digestifs ou de sensations de gonflement) vous inciteront peut être à prolonger l’expérience.
 

8) La viande

Tout comme le lait de vache, la viande acidifie fortement le corps. Son ingestion favorise donc des inflammations, certains troubles digestifs ainsi que des problèmes d’acidité gastrique.
Il n’est pas forcément utile de la supprimer mais il suffit d’en consommer raisonnablement. En diététique, on considère que 3 fois dans la semaine est suffisant. Cela donne l’occasion de réintroduire dans notre alimentation le poisson, les œufs, les lentilles et autres protéines végétales.
Il est préférable de manger la viande le midi, moment de la journée où notre repas doit être le plus important.
 

9) La cuisson des légumes

alimentation variée, équilibrée et raisonnée
Manger 5 fruits et légumes par jour est bon pour la santé. On nous le répète suffisamment pour que cela soit admis par tous. Cependant, on néglige souvent l’importance de la cuisson. Quand on fait bouillir un légume trop longtemps ou qu’on le fait revenir à la poêle à haute température, on le dénature et il perd la plupart de ses composants naturels, bénéfiques à notre corps.
Les cuissons au wok ou à la vapeur doivent être privilégiées car elles préservent au maximum les bienfaits des aliments et donc notre santé.
 

10) Les ondes

Grand débat de société: les ondes sont partout. On sait qu’elles sont potentiellement dangereuses mais nous pensons ne rien pouvons y faire!  FAUX
Certains gestes simples peuvent facilement être mis en place pour nous préserver un minimum de toutes ces ondes:

  • La nuit, mettez votre portable en mode avion, en dehors du lieu de sommeil.
  • Équipez toutes vos prises sur lesquelles sont branchés vos appareils restant en veille (télé, box…) d’un interrupteur (souvent multiprises) pour pouvoir les couper facilement lorsque vous ne vous en servez pas (notamment la nuit).
  • Ne laissez pas votre box en wifi lorsque ce n’est pas nécessaire.
  • Ne gardez pas votre téléphone dans vos poches ou très proche de vous de manière constante.

 

Conclusion

Les domaines à améliorer ne manquent pas (maquillage naturel, soda-stream pour les boissons gazeuses, pommeau de douche économiseur d’eau…). Certains sont plus coûteux, à l’inverse, d’autres réduiront vos dépenses.
L’important reste d’agir à son rythme afin que le changement soit réfléchi et pérenne.
N’hésitez pas à partager vos expériences par des  commentaires et à faire connaître les forums sensibilisés sur ce domaine. Plus les possibilités et les témoignages seront nombreux, plus vous aiderez de personnes à agir de leur côté!
 

Où trouver les produits:

De nombreux magasins ou épiceries vendent ces différents articles.
Pour les habitants du pays d’Aix, voici une liste non exhaustive:

N’hésitez pas à compléter la liste dans vos commentaires, elle sera mise à jour aussitôt.
 

Prévenir le cancer par l'alimentation

Partie 1 Cancer: ses origines?

Idées reçues

L’hérédité et l’origine ethnique: pas si influente qu’on ne le croit

Le rôle joué par l’hérédité dans le développement du cancer est beaucoup moins prépondérant que la majorité des gens ne le pense.
Il existe certains gènes défectueux, transmissibles par l’hérédité qui augmentent le risque de certains cancers mais ils demeurent cependant très rares.
Des études sur la comparaison des taux de cancers menées sur des jumeaux identiques (même gènes) et d’autres non identiques (gènes différents) montrent une augmentation maximale de 15%  de certains cancers.
De plus, des études portant sur des enfants adoptés très tôt dans leur vie et leurs parents (adoptifs et biologiques) démontrent que les habitudes de vie (donc avec les parents adoptifs) sont responsables de l’augmentation du risque de développer le même cancer. Celui-ci reste cependant plus rare avec les parents biologiques.
Concernant l’origine ethnique, l’étude des populations migrantes dans différents continents a permis de confirmer que les prédispositions aux différents cancers sont d’avantage liées au mode de vie qu’on ne le pense en général. L’impact de l’origine ethnique en comparaison est minime.
Ainsi, l’ensemble de ces observations indique que seule une minorité des cancers provient de facteurs qui échappent vraiment à notre contrôle.
L’AACR (American Association for Cancer Research) montre que des facteurs directement liés à notre mode de vie sont responsables d’environ 70% des cancers (tabagisme, inactivité physique, surpoids corporel, composition du régime alimentaire, usage immodéré d’alcool et de stupéfiants…)

La formation de tumeurs: pas si rare

Il est important de prendre conscience que la formation de tumeurs est un évènement aléatoire relativement fréquent dans la vie d’un individu.
Des études ont montré qu’une grande proportion de personnes décédées d’une autre cause que le cancer recelait, cachées dans leur tissus, des micro-tumeurs non détectées cliniquement.
alimentation variée, équilibrée et raisonnée
Plus intéressant encore, lors de l’étude par population, nous pouvons voir que le nombre de cellules pré-cancéreuses est le même, ce qui indique que les habitudes de vie (dont l’alimentation) sont déterminantes dans l’évolution de ces cellules en tumeurs avérées.
Ce sont nos défenses naturelles qui permettent à notre corps de maintenir à l’état mircroscopique ces petites tumeurs. Nous verrons par quels moyens l’alimentation joue un rôle prépondérant à ce niveau.

Qu’est-ce qu’un cancer?

La cellule

Pour comprendre le fonctionnement d’une cellule pathologique, il faut d’abord comprendre celui d’une cellule saine.
Il est identique à celui d’une ville où toutes les fonctions essentielles au bien être de la communauté sont réparties dans différents lieux:

  • Le noyau: lieu où sont entreposés les textes de lois (ADN…) qui permettent de guider et adapter son comportement aux différents évènements.
  • Les protéines: main-d’œuvre de la ville assurant le transport, la communication et les transformations nécessaires à l’obtention de l’énergie.
  • La mitochondrie: centrale énergétique de la ville.
  • La membrane plasmique: muraille protectrice autorisant ou non les échanges avec l’extérieur.

La cellule actuelle est le résultat évolutif d’une cellule primitive apparue il y a très longtemps sur terre; ainsi, les mutations successives pour arriver à la cellule d’aujourd’hui montrent que les lois génétiques évoquées ci-dessus ne sont pas immuables. Lorsqu’elle voit un avantage à modifier une loi pour contourner une difficulté, elle le fait. C’est ce qu’on appelle une mutation.

Le travail de groupe

Dans le corps humain, les cellules travaillent en groupe et se spécialisent pour former des tissus qui à leur tour deviennent des organes ou os… L’individualisme est donc remplacé par ce travail de groupe (répartition des taches).  La spécialisation des cellules permet de les rendre plus efficaces, chacune dans leur rôle.
Cependant, certaines d’entre elles tentent de se rebeller. Lorsqu’elles subissent une agression extérieure, elles peuvent muter pour contourner l’obstacle et donc devenir pathogènes. Heureusement, il existe au sein des cellules des règles pour nous protéger d’une aggravation.

Les “lois” cellulaires

  1. Interdiction de se reproduire, hormis pour remplacer une cellule endommagée ou morte.
  2. Interdiction de se maintenir en vie si des dommages sont détectés dans la structure de la cellule, en particulier au sein du noyau. Si ceux-ci sont trop importants, la cellule doit s’autodétruire.

Avec ces deux lois, le corps doit pouvoir maintenir un équilibre optimal au sein des cellules et un bon fonctionnement de groupe.
 

Étapes du développement d’une tumeur

Il faut comprendre les paramètres de chacune des étapes du développement d’une tumeur pour pouvoir intervenir.
On recense trois grandes étapes:

1) La mutation

Étape initiale où une première mutation apparaît dans l’ADN d’une cellule. Elle est souvent provoquée par des agressions extérieures (rayons UV, cigarettes, certains virus…), par des erreurs spontanées lors du renouvellement cellulaire ou encore par un défaut génétique héréditaire.
A ce stade (hormis pour quelques cancers pédiatriques), les cellules ne sont pas jugées cancéreuses. Elles ont cependant le potentiel d’évoluer en tumeur en cas d’exposition prolongée ou de présence d’un facteur de promotion leur permettant de poursuivre leur développement.

2) La promotion (ou le contournement)

La cellule à ce stade contourne les lois 1 et 2 mentionnées précédemment. Elle libère généralement une grande quantité de protéines pour se développer de façon autonome et se débarrasse de celles responsables de l’application de la 2eme règle (sa destruction).
Cela aboutit à un développement incontrôlé et désordonné de la cellule. Cependant, cette étape est compliquée et très longue (1 à 40 ans) car de nombreuses mutations sont nécessaires.
Bien que tous les facteurs favorisant cette désobéissance demeurent méconnus, les facteurs de croissances, les taux de radicaux libres ainsi que certaines hormones participent à cette étape. Nous verrons dans la partie 2 que plusieurs d’entre eux pouvant être contrôlés par l’alimentation et les habitudes de vies sont susceptibles d’agir positivement et contraindre la future tumeur à rester à ce stade précoce.

3) La prolifération

Phase durant laquelle les tumeurs envahissent le tissus voire même se répandent alentours sous forme de métastases.
A ce stade, les cellules cancéreuses possèdent des caractéristiques qui leur sont propres:

  • Croissance anarchique: elles se reproduisent sans avoir besoin de signaux biochimiques.
  • Refus d’obéir aux ordres d’arrêt de prolifération et d’apoptose (de suicide).
  • Capacité d’angiogenèse (formation de nouveaux vaisseaux sanguins) pour s’auto-approvisionner en oxygène et nourriture nécessaires à sa croissance.
  • Capacité de coloniser les tissus environnants sous forme de métastases.

 
Le développement du tissus cancéreux est donc dans un premier temps silencieux et long nous ouvrant une fenêtre d’intervention importante pour agir en prévention.
La compréhension de toutes ces phases est primordiale pour réellement intégrer la manière d’intervenir sur les cellules par le biais de notre alimentation.
La cellule cancéreuse peut être assimilée à une graine dans du terreau. Dans la deuxième partie de l’article, nous verrons comment rendre le terreau le moins favorable possible à la croissance tumorale.
 
A venir: Part 2: Quels aliments pour quels effets?