Dos & bassin
Lombalgie pendant l’effort, raideur après l’entraînement, gêne lors des rotations ou sensation de manque de mobilité du bassin… Le dos est sollicité différemment selon le sport pratiqué et les contraintes auxquelles vous l’exposez.
L’objectif est de comprendre dans quels gestes votre dos ou votre bassin devient gênant et comment votre corps s’organise pour réaliser les mouvements propres à votre pratique.

COMPRENDRE LA GÊNE
Pourquoi mon dos me gêne-t-il surtout pendant le sport ?
Courir, pédaler, soulever une charge, frapper une balle ou effectuer une rotation ne sollicite pas le dos de la même manière. Chaque pratique impose des amplitudes, des répétitions et des contraintes différentes.
Une gêne peut apparaître lorsque vous augmentez l’intensité, mais également après une modification plus discrète : nouveau programme d’entraînement, travail de force, changement de technique ou reprise après une période d’arrêt.
Le bassin et les hanches participent également à de nombreux gestes sportifs. Je ne cherche donc pas systématiquement une vertèbre ou un bassin qui serait « déplacé ».
Ce qui m’intéresse est surtout de comprendre quel mouvement devient difficile et comment les différentes régions participent à sa réalisation.
Le bassin peut-il vraiment se « décaler » ?
On entend souvent parler d’un bassin « déplacé », « tourné » ou d’une jambe devenue plus courte que l’autre. Cette représentation est généralement trop simpliste.
Le bassin est une structure solide conçue pour transmettre des forces importantes. En consultation, je préfère parler de mobilité, de douleur et de fonction plutôt que chercher à remettre systématiquement le bassin « en place ».
CE QUE J’OBSERVE
Ce que je regarde lorsque votre dos vous gêne dans votre sport
Je cherche autant que possible à rapprocher l’examen du geste qui vous pose problème. Un golfeur gêné en rotation, un coureur douloureux après une certaine distance et un pratiquant de musculation gêné sur un squat ne sollicitent pas leur dos de la même façon.
Je vais notamment observer :
- les mouvements du dos qui reproduisent ou modifient votre gêne ;
- votre capacité à fléchir, vous redresser et effectuer des rotations ;
- la mobilité des hanches lorsqu’elle intervient dans votre geste sportif ;
- la manière dont le bassin et le tronc participent à certains mouvements ;
- les différences entre un mouvement à vide et sous une contrainte adaptée ;
- les gestes spécifiques de votre pratique lorsque nous pouvons les reproduire simplement.
Je m’intéresse également à ce qui se passe avant l’apparition de la douleur : volume d’entraînement, fatigue, répétition d’un geste ou augmentation récente de la charge.
L’objectif est de comprendre ce que votre sport demande réellement à votre dos plutôt que de rechercher une posture théoriquement parfaite.
À LA MAISON
3 choses simples à observer pendant vos entraînements
Quelques observations réalisées directement dans votre pratique peuvent apporter des informations que l’examen au cabinet ne permet pas toujours de reproduire.
01
Identifiez le geste vraiment problématique
Essayez d’être précis : courir n’est peut-être pas douloureux, mais accélérer l’est ; le squat passe, mais pas le soulevé de terre ; jouer au tennis est confortable jusqu’au service. Plus le geste déclencheur est précis, plus il devient intéressant à analyser.
02
Regardez ce qui se passe avec la fatigue
Votre gêne apparaît-elle dès le début ou seulement après plusieurs séries, kilomètres ou répétitions ? Si elle arrive progressivement, notez approximativement quand. Le seuil d’apparition peut évoluer avant même que la douleur disparaisse complètement.
03
Filmez un geste si nécessaire
Si votre douleur apparaît dans un mouvement difficile à reproduire au cabinet, une courte vidéo peut être utile : course, mouvement de musculation, swing, service… Pas pour rechercher le geste « parfait », mais pour voir ensemble ce qui se passe au moment où vous êtes réellement sollicité.
Une douleur importante après un traumatisme, une perte de force, des troubles neurologiques ou une douleur inhabituelle et persistante nécessite une évaluation médicale adaptée.
QUESTIONS FRÉQUENTES
Dos et bassin chez le sportif : vos questions
Pas nécessairement. Tout dépend de la cause suspectée, de l’intensité des symptômes et de leur comportement pendant et après l’effort. Il est parfois possible de conserver une partie de l’entraînement en modifiant temporairement certains exercices, volumes ou intensités. L’objectif est d’éviter aussi bien le « je force coûte que coûte » que l’arrêt systématique de toute activité.
Non. La musculation peut au contraire participer au développement des capacités physiques lorsqu’elle est adaptée et progressive. Un exercice n’est pas intrinsèquement mauvais pour le dos parce qu’il comporte une charge ou une flexion. Ce sont notamment la préparation, la progression, la charge utilisée et la tolérance individuelle qui doivent être prises en compte.
Non. Le corps humain n’est pas parfaitement symétrique et de nombreux sports le sont encore moins : tennis, golf, sports de lancer ou football en sont de bons exemples. Une asymétrie ne nécessite pas automatiquement d’être corrigée. Elle devient surtout intéressante lorsqu’elle correspond à une limitation, une douleur ou une difficulté particulière dans votre pratique.
Cela dépend du motif de consultation et de ce qui a été réalisé pendant la séance. Il n’existe pas une règle imposant systématiquement 24 ou 48 heures de repos. Je préfère vous donner une recommandation adaptée à votre situation et à l’entraînement prévu, plutôt qu’une interdiction identique pour tous les sportifs.





