Croissance & posture

Croissance et posture chez l’enfant et l’adolescent

COMPRENDRE LA CROISSANCE

Pourquoi la croissance peut-elle modifier la posture ?

Pendant l’enfance et surtout à l’adolescence, le corps peut changer rapidement. Les proportions évoluent, les muscles s’adaptent et certaines périodes de croissance peuvent temporairement modifier la façon de se tenir ou de bouger.

L’école, les écrans, le sport, le port du sac ou de longues périodes assises viennent également solliciter un corps en pleine évolution.

Ce qui m’intéresse en consultation, c’est surtout de comprendre si votre enfant bouge librement et si certaines zones semblent moins bien s’adapter à ces changements.

Il n’existe pas une « bonne posture » unique

Une posture varie naturellement selon l’âge, l’activité, la fatigue et les habitudes. L’objectif n’est donc pas de « redresser » votre enfant, mais de rechercher une éventuelle gêne, douleur ou limitation de mobilité lorsqu’elle existe.

CE QUE J’OBSERVE

Ce que je regarde chez un enfant en pleine croissance

L’objectif n’est pas seulement d’observer sa posture. Je regarde surtout comment votre enfant bouge, les éventuelles différences entre les deux côtés et les mouvements qui peuvent provoquer une gêne.

Je vais notamment observer :

  • la mobilité du dos, du bassin et du cou ;
  • la façon dont il se penche, tourne ou s’accroupit ;
  • la mobilité des hanches et des membres inférieurs ;
  • l’existence éventuelle d’une douleur ou d’une raideur dans certains mouvements ;
  • ses activités sportives et les contraintes de son quotidien.

L’idée est de comprendre ce qui peut gêner son adaptation à la croissance plutôt que de chercher à lui imposer une posture idéale.

À LA MAISON

3 choses simples à observer au quotidien

En dehors de la consultation, quelques observations simples peuvent aider à mieux comprendre les habitudes de votre enfant et leur évolution.

01

Repérer quand apparaît la gêne

Après l’école, pendant le sport, après être resté longtemps assis ou lors de certains mouvements… Regardez surtout dans quelles situations la douleur ou l’inconfort apparaît.

02

Observer comment il bouge

Se pencher, tourner, courir, s’accroupir… Observez si votre enfant utilise naturellement son corps ou s’il évite régulièrement certains mouvements.

03

Regarder l’évolution dans le temps

Une posture peut beaucoup changer avec la croissance. Plus que sa position à un instant donné, observez si une gêne persiste, augmente ou commence à limiter certaines activités.

Si vous remarquez une asymétrie qui s’installe, une raideur inhabituelle, une gêne dans certains mouvements ou une posture qui évolue nettement pendant la croissance, cela peut être un bon moment pour faire le point en consultation d’ostéopathie.

QUESTIONS FRÉQUENTES

Croissance, posture et ostéopathie : vos questions

Une posture peut participer à certaines douleurs, mais uniquement si elle est cohérente avec ce que ressent votre enfant. Être souvent avachi, assis de travers ou penché sur un écran ne suffit pas, à lui seul, à expliquer une douleur.

En consultation, je cherche donc à faire le lien entre l’endroit où votre enfant a mal, les positions dans lesquelles la douleur apparaît, le temps passé dans ces positions et ce que je retrouve en termes de mobilité. Si une posture reproduit régulièrement sa douleur et que certaines zones semblent manquer de mobilité ou tolèrent moins bien cette position, elle devient alors un élément intéressant à prendre en compte.

À l’inverse, une posture qui paraît imparfaite mais qui ne provoque aucune gêne n’a pas forcément besoin d’être corrigée. Le corps est fait pour bouger et changer régulièrement de position, pas pour rester parfaitement droit toute la journée.

L’objectif est donc moins de rechercher une “bonne posture” que de vérifier la cohérence entre la posture, la mobilité et la douleur ressentie par votre enfant.

Oui, certaines douleurs ou gênes peuvent être fréquentes pendant la croissance, et elles sont le plus souvent sans gravité. Lors des poussées de croissance, le corps de l’enfant ou de l’adolescent change rapidement et il peut traverser des périodes où il se sent plus raide, moins à l’aise dans certains mouvements ou présente des douleurs transitoires.

Pour autant, toutes les douleurs ne doivent pas être automatiquement mises sur le compte de la croissance. Je m’intéresse surtout à leur localisation et à leur comportement : apparaissent-elles après le sport ? Dans certaines positions ? Toujours du même côté ? Sont-elles associées à une raideur ou à une diminution de mobilité ?

Une douleur du dos, des cervicales ou des articulations qui revient régulièrement, une raideur qui s’installe, une gêne dans certains mouvements ou une asymétrie qui devient plus visible pendant une poussée de croissance sont de bons motifs pour faire un point en consultation d’ostéopathie.

L’objectif est alors de regarder si la douleur est cohérente avec la mobilité de votre enfant, sa croissance, sa posture et ses activités, et de travailler sur les restrictions de mobilité retrouvées lorsqu’elles peuvent participer à son inconfort.

Non, il n’est pas nécessaire de consulter un ostéopathe à chaque poussée de croissance. Si votre enfant grandit, bouge normalement, fait ses activités sans douleur et ne présente aucune gêne particulière, il n’y a aucune raison de programmer des séances systématiques.

En revanche, certaines périodes de croissance peuvent s’accompagner de changements rapides du corps, de raideurs ou de nouvelles contraintes, notamment chez les enfants et adolescents qui pratiquent beaucoup de sport. C’est surtout l’apparition de symptômes qui doit guider la consultation.

Une séance peut ainsi être intéressante si votre enfant commence à présenter des douleurs du dos ou des articulations, une raideur inhabituelle, une gêne dans certains mouvements, une asymétrie qui devient plus visible ou des difficultés nouvelles dans sa pratique sportive.

La grande poussée de croissance de la préadolescence et de l’adolescence peut également être un moment pertinent pour faire ponctuellement le point sur son dos et sa mobilité, particulièrement si vous observez un changement important de sa posture.

La croissance seule n’est donc pas un motif pour multiplier les séances : c’est surtout la façon dont le corps de votre enfant s’adapte à cette croissance qui m’intéresse.

Une scoliose nécessite une évaluation et, si besoin, un suivi médical. L’ostéopathie ne remplace pas ce dépistage. Si quelque chose me paraît nécessiter un bilan complémentaire, je vous orienterai.

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