Douleurs de dos, lombalgies et ostéopathie

Dos & lombalgies

COMPRENDRE LA DOULEUR

Pourquoi ai-je mal au dos ?

Une douleur lombaire peut apparaître brutalement après un mouvement, un effort ou une période inhabituelle, mais elle peut également s’installer progressivement sans événement précis auquel la rattacher.

Le sommeil, l’activité physique, les contraintes professionnelles, les périodes de moindre activité, certains gestes répétés ou simplement l’accumulation de sollicitations peuvent participer à son apparition ou à son maintien.

Et surtout : avoir mal au dos ne signifie pas forcément que votre dos est abîmé.

En consultation, je m’intéresse donc autant à votre douleur qu’à la façon dont votre dos bouge et à ce qui a changé dans votre quotidien depuis qu’elle est apparue.

Un dos douloureux n’est pas forcément un dos fragile

Une douleur peut être importante sans qu’il existe nécessairement une lésion importante derrière. L’intensité de la douleur et l’état des structures ne sont pas toujours directement proportionnels. L’examen et votre histoire permettent surtout de déterminer dans quel contexte cette douleur apparaît.

CE QUE J’OBSERVE

Ce que je regarde lorsque vous avez mal au dos

L’objectif n’est pas simplement de trouver une zone « bloquée ». Je cherche surtout à comprendre comment votre corps s’adapte à la douleur et quels mouvements restent confortables ou sont devenus difficiles.

Je vais notamment observer :

  • la localisation de la douleur et les circonstances dans lesquelles elle apparaît ;
  • votre mobilité lombaire dans différentes directions ;
  • la mobilité du bassin, des hanches et éventuellement du haut du dos ;
  • les mouvements que vous réalisez spontanément différemment depuis que vous avez mal ;
  • ce qui améliore ou augmente vos symptômes au cours de la journée.

Selon ce que je retrouve, je travaille sur les zones dont la mobilité semble participer à votre gêne, sans chercher à faire rentrer systématiquement toutes les lombalgies dans le même schéma.

L’idée est de vous permettre de bouger plus confortablement tout en vous donnant des repères pour la suite.

À LA MAISON

3 choses simples à tester lorsque votre dos vous gêne

En dehors de la consultation, il n’est pas nécessaire de contrôler chacun de vos mouvements. Quelques essais simples peuvent déjà vous aider à identifier ce que votre dos tolère le mieux.

01

Changez de position avant d’en avoir besoin

Plutôt que de chercher la position parfaite au bureau ou sur le canapé, essayez simplement d’en changer régulièrement. Se lever quelques instants, marcher ou modifier son appui peut être plus intéressant que de maintenir volontairement une posture considérée comme idéale.

02

Gardez les mouvements qui passent bien

Quand le dos fait mal, on peut rapidement avoir tendance à tout éviter. Repérez au contraire les mouvements que vous pouvez encore réaliser confortablement : marcher, vous pencher légèrement, bouger le bassin… Conserver du mouvement aide aussi à ne pas installer inutilement de l’appréhension.

03

Observez le lendemain, pas uniquement l’instant

Un mouvement ou une activité peut provoquer quelques sensations sans nécessairement aggraver votre problème. Regardez également comment votre dos réagit dans les heures qui suivent et le lendemain. Cela donne souvent une meilleure idée de ce que vous pouvez progressivement reprendre.

Une douleur lombaire associée à certains symptômes inhabituels peut nécessiter un avis médical. En cas de doute lors de l’interrogatoire ou de l’examen, je vous oriente plutôt que de traiter.

QUESTIONS FRÉQUENTES

Mal de dos, lombalgie et ostéopathie : vos questions

On entend souvent parler d’une vertèbre « déplacée », « bloquée » ou que l’ostéopathe devrait « remettre en place », mais ce sont surtout des façons simples de vulgariser ce que l’on ressent ou ce que l’on retrouve à l’examen. Dans une lombalgie ou une cervicalgie habituelle, votre vertèbre n’est pas réellement sortie de sa place.

Ce que l’on peut retrouver en revanche, ce sont des différences ou restrictions de mobilité entre certaines articulations, associées à des tensions musculaires profondes et des tissus environnants. Ces tensions peuvent limiter certains mouvements et donner cette sensation très réelle d’avoir une zone « bloquée ».

C’est souvent cela que l’on simplifie en disant « j’ai une vertèbre déplacée ». Mon travail ne consiste donc pas à pousser une vertèbre pour la replacer physiquement, mais à travailler sur les tensions et les restrictions de mobilité retrouvées afin que cette région puisse à nouveau bouger plus librement et confortablement.

Une sensation de blocage peut donc être bien réelle, sans qu’un os soit pour autant sorti de sa place.

Un lumbago peut apparaître brutalement lors d’un geste complètement banal : se pencher, se relever, attraper quelque chose… ou simplement mettre ses chaussettes le matin. On parle alors souvent de « faux mouvement », alors que le mouvement en question n’a parfois rien d’anormal.

J’aime plutôt utiliser l’image de la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Le dos s’est adapté aux sollicitations des jours ou des semaines précédentes : activité physique, travail, tensions musculaires, manque de récupération, diminution de mobilité… Le corps compense et continue à fonctionner, parfois sans aucune douleur.

Puis arrive ce fameux geste anodin. Mettre sa chaussette n’est pas forcément la cause du lumbago : cela peut simplement être la goutte d’eau qui fait déborder un vase déjà bien rempli.

C’est pour cette raison qu’en consultation, je ne m’intéresse pas uniquement au mouvement qui a déclenché la douleur. Je cherche surtout à comprendre ce qui a pu progressivement préparer le terrain, afin de travailler sur les tensions et restrictions de mobilité retrouvées plutôt que de simplement accuser le dernier geste effectué.

Le « faux mouvement » n’est donc pas toujours un mauvais mouvement : c’est parfois simplement celui de trop.

Pas systématiquement. Cela dépend de l’intensité de la douleur, de son origine et du sport pratiqué. Il peut être pertinent de modifier temporairement certains exercices, leur amplitude ou leur intensité plutôt que de tout arrêter. L’objectif est ensuite de retrouver progressivement votre niveau d’activité habituel, lorsque la situation le permet.

Il n’existe pas un nombre de séances identique pour toutes les lombalgies. Une douleur apparue récemment et un mal de dos installé depuis plusieurs mois ne se gèrent pas nécessairement de la même manière.

Ce qui est important pour moi, c’est que chaque séance apporte une évolution : moins de douleur, davantage de mobilité, une récupération plus rapide ou une amélioration dans les mouvements qui étaient difficiles auparavant. Si je vous propose de revenir, c’est donc avec un objectif précis et en tenant compte du résultat obtenu après la séance précédente.

Lorsque l’amélioration est nette, une ou deux séances peuvent parfois suffire. À l’inverse, si les séances se succèdent sans évolution significative, je ne vois pas d’intérêt à continuer de la même manière : il faut alors se poser d’autres questions sur l’origine de la douleur et éventuellement envisager une autre prise en charge.

Je ne programme donc pas une série de séances à l’avance : chaque rendez-vous doit être justifié par votre évolution et vous apporter quelque chose de concret.

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