Ostéopathie après accouchement

Ostéopathie après l’accouchement

APRÈS LA NAISSANCE

Pourquoi le corps peut-il rester inconfortable après l’accouchement ?

Le corps ne retrouve pas en quelques jours son fonctionnement d’avant la grossesse. Après neuf mois de transformations viennent l’accouchement, puis les premières semaines avec un bébé : sommeil fragmenté, portage répété, positions prolongées pour nourrir bébé et beaucoup moins de temps pour récupérer.

Selon votre histoire, peuvent également s’ajouter les suites d’une césarienne, d’une déchirure, d’une épisiotomie ou simplement d’un accouchement physiquement éprouvant.

En consultation, je m’intéresse à ce que votre corps vient de traverser mais surtout à la façon dont vous vous sentez et bougez aujourd’hui.

L’ostéopathie ne « resserre » pas le bassin

Après l’accouchement, le bassin n’a pas besoin d’être mécaniquement « refermé ». Le travail ostéopathique s’intéresse plutôt à sa mobilité articulaire, aux tensions musculaires et aux différents tissus qui l’entourent, afin d’accompagner la récupération et de retrouver un bassin aussi mobile et confortable que possible.

CE QUE J’OBSERVE

Ce que je prends en compte après votre accouchement

Deux post-partum peuvent être complètement différents. Une consultation après une césarienne, un accouchement vaginal difficile ou une naissance qui s’est très bien déroulée ne répondra pas nécessairement aux mêmes besoins.

Je vais notamment m’intéresser :

  • au déroulement de votre grossesse et de votre accouchement ;
  • aux douleurs ou gênes apparues depuis la naissance ;
  • à votre mobilité au niveau du bassin, des hanches, du dos ou des côtes selon vos symptômes ;
  • aux nouvelles contraintes liées au portage, aux soins et à la façon dont vous nourrissez votre bébé ;
  • à votre récupération, votre reprise d’activité et aux autres prises en charge déjà mises en place.

L’objectif est de partir de votre situation réelle plutôt que de considérer qu’une femme doit systématiquement consulter parce qu’elle vient d’accoucher.

À LA MAISON

3 choses simples à observer après la naissance

En dehors de la consultation, quelques repères peuvent vous aider à comprendre ce qui sollicite votre corps dans ce nouveau quotidien, sans ajouter une nouvelle liste d’obligations à une période qui en comporte déjà beaucoup.

01

Regardez les gestes que vous répétez le plus

Prendre bébé dans son lit, le porter, le poser, changer une couche… Ce ne sont pas forcément les efforts les plus importants qui deviennent gênants, mais parfois les petits gestes répétés des dizaines de fois chaque jour. Repérez ceux après lesquels une douleur apparaît ou augmente.

02

Changez de côté quand c’est possible

On prend rapidement ses habitudes : bébé toujours sur la même hanche, tête tournée du même côté pour donner le biberon ou position préférée pour l’allaitement. Sans rechercher une symétrie parfaite, varier certaines positions peut éviter de solliciter continuellement les mêmes zones.

03

Observez votre récupération plutôt que votre performance

La reprise n’est pas une course vers votre corps « d’avant ». Regardez plutôt ce qui redevient progressivement facile : marcher, monter les escaliers, vous relever, porter votre bébé ou reprendre une activité. Votre évolution compte davantage que la vitesse à laquelle elle se produit.

Des douleurs importantes, des saignements anormaux, de la fièvre, un essoufflement, une douleur ou un gonflement d’un mollet ou toute dégradation inhabituelle de votre état nécessitent un avis médical rapide.

QUESTIONS FRÉQUENTES

Ostéopathie après l’accouchement : vos questions

On peut consulter un ostéopathe dans les semaines qui suivent l’accouchement lorsqu’une douleur ou une gêne particulière est présente. Douleurs du bassin, des lombaires, du coccyx ou du pubis, tensions du dos ou inconfort autour d’une cicatrice de césarienne peuvent par exemple justifier de faire le point sans attendre plusieurs mois.

Si au contraire la récupération se passe bien et que les douleurs disparaissent progressivement, il n’y a aucune urgence. Le corps possède d’importantes capacités de récupération après la grossesse et l’accouchement, et il est aussi important de lui laisser du temps.

Dans ce cas, j’aime proposer un bilan ostéopathique après la rééducation du périnée. Le corps a déjà récupéré une partie des changements liés à la grossesse et à l’accouchement, ce qui permet de faire un point intéressant sur la mobilité du bassin, des lombaires et du reste du corps.

En pratique : plus tôt si une douleur ou une gêne le justifie ; après la rééducation du périnée si tout se passe bien et que l’on souhaite simplement faire un bilan.

Oui. Une césarienne est une intervention chirurgicale et les premières semaines doivent avant tout respecter la cicatrisation et les recommandations de l’équipe médicale. Par la suite, si vous présentez des douleurs ou des gênes fonctionnelles, la consultation peut prendre en compte votre histoire chirurgicale et votre mobilité. Le travail éventuel autour de la cicatrice doit toujours être adapté à son stade de cicatrisation et à votre situation.

Non. Ce sont des prises en charge différentes. La rééducation périnéale ou abdominale, lorsqu’elle est indiquée, est réalisée par les professionnels habilités et conserve toute sa place après l’accouchement. L’ostéopathie peut éventuellement intervenir en complément pour certaines douleurs ou gênes musculosquelettiques. Il n’y a aucune raison de choisir l’une à la place de l’autre lorsqu’elles répondent à des besoins différents.

Oui, même en l’absence de douleur, une consultation d’ostéopathie peut être intéressante après la grossesse et l’accouchement. Pendant plusieurs mois, votre corps s’est progressivement adapté : posture différente, modification des appuis, évolution du bassin et du dos, puis contraintes importantes liées à l’accouchement.

Si votre récupération se passe bien, il n’y a aucune urgence. J’aime proposer ce bilan après la rééducation du périnée, lorsque le corps a déjà eu le temps de récupérer naturellement et de retrouver progressivement ses repères.

La consultation permet alors de faire un point sur la mobilité du bassin, des lombaires, du thorax et plus globalement sur la façon dont votre corps s’est réadapté après la grossesse. C’est également le moment de prendre en compte les nouvelles contraintes du quotidien : portage du bébé, allaitement ou biberons, positions répétées et reprise progressive de l’activité physique.

L’idée n’est pas de chercher absolument quelque chose à corriger, mais de faire un point sur ce corps qui a beaucoup changé en quelques mois et de travailler sur les tensions ou restrictions de mobilité lorsqu’elles sont présentes.

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