Douleurs cervicales, d’épaules et ostéopathie

Douleurs cervicales, d’épaules et ostéopathie

COMPRENDRE LA GÊNE

Pourquoi le cou et les épaules sont-ils souvent liés ?

Le cou, le haut du dos, les omoplates et les épaules fonctionnent ensemble dans de nombreux mouvements. Tourner la tête en voiture, travailler devant un écran, porter un enfant ou lever le bras sollicitent plusieurs de ces zones simultanément.

Une gêne ressentie dans l’épaule ne vient donc pas nécessairement uniquement de l’épaule. À l’inverse, certaines douleurs cervicales peuvent être influencées par la mobilité du haut du dos ou de la ceinture scapulaire.

C’est pour cette raison que je ne regarde pas seulement l’endroit où vous avez mal : je cherche surtout à comprendre dans quels mouvements la gêne apparaît et comment les différentes zones participent au mouvement.

Et la « mauvaise posture » devant l’écran ?

Passer plusieurs heures devant un ordinateur peut favoriser certaines gênes, mais il n’existe pas une position parfaite à maintenir toute la journée. Une position peut devenir inconfortable simplement parce qu’elle est conservée longtemps.

Souvent, la possibilité de bouger et de changer régulièrement de position compte davantage que la recherche permanente d’une posture idéale.

CE QUE J’OBSERVE

Ce que je regarde lorsque votre cou ou votre épaule vous gêne

Selon votre douleur, je peux vous demander de reproduire certains gestes précis. L’objectif est de comprendre à quel moment le mouvement devient limité, douloureux ou différent d’un côté à l’autre.

Je vais notamment observer :

  • votre capacité à tourner et incliner la tête ;
  • ce qui se passe lorsque vous levez ou amenez le bras derrière vous ;
  • la participation de l’omoplate pendant les mouvements de l’épaule ;
  • la mobilité du haut du dos et des côtes lorsque cela semble pertinent ;
  • les gestes précis qui déclenchent votre gêne dans votre travail, vos loisirs ou votre activité sportive.

Je peux ainsi comparer plusieurs mouvements plutôt que de me limiter à la zone douloureuse.

L’idée est de déterminer ce qui peut réellement être travaillé en consultation et ce qui nécessite éventuellement une prise en charge complémentaire.

À LA MAISON

3 choses simples à essayer dans votre quotidien

En dehors de la consultation, quelques changements très simples permettent parfois de mieux identifier les situations qui sollicitent votre cou ou votre épaule.

01

Rapprochez ce que vous utilisez souvent

Souris très éloignée, deuxième écran placé sur le côté, téléphone coincé entre l’épaule et l’oreille… Regardez votre environnement plutôt que votre posture. Quelques centimètres peuvent parfois modifier fortement la répétition d’un mouvement sur toute une journée.

02

Faites bouger vos yeux… puis votre tête

Si tourner le cou est devenu inconfortable, essayez tranquillement de regarder différents points autour de vous puis d’accompagner progressivement le regard avec la tête, sans chercher à atteindre immédiatement votre amplitude maximale. Le but n’est pas de forcer mais de conserver des mouvements faciles.

03

Repérez les gestes réalisés toujours du même côté

Sac porté sur la même épaule, téléphone toujours dans la même main, enfant porté du même côté, bras utilisé pour certaines tâches… Il ne s’agit pas forcément de supprimer ces habitudes, mais simplement de voir si votre gêne correspond à certaines sollicitations particulièrement répétées.

Une douleur cervicale ou d’épaule accompagnée d’une perte importante de force, de troubles neurologiques, d’un traumatisme important ou de symptômes inhabituels nécessite une évaluation médicale adaptée.

QUESTIONS FRÉQUENTES

Douleurs cervicales, d’épaules et ostéopathie : vos questions

Les cervicales, le haut du dos, les côtes et les omoplates participent ensemble à de nombreux mouvements. Une gêne peut donc être ressentie à distance de la zone qui semble la plus raide. C’est notamment pour cela que j’examine généralement plusieurs régions autour de la douleur plutôt que de travailler uniquement à l’endroit précis où elle est ressentie.

Oui, certaines douleurs ressenties au niveau de l’épaule ou du bras peuvent être liées aux cervicales, mais ce n’est évidemment pas toujours le cas. L’épaule elle-même peut également être concernée. L’interrogatoire et l’examen permettent de rechercher quels mouvements reproduisent la douleur et quelle zone semble principalement impliquée.

Non. Faire craquer les cervicales n’est absolument pas nécessaire pour retrouver de la mobilité. Le craquement n’est ni l’objectif de la séance, ni la preuve qu’une vertèbre a été « remise en place ».

Personnellement, j’utilise très peu les techniques cervicales avec craquement. Je privilégie d’autres techniques pour travailler sur la mobilité des cervicales et les tensions musculaires associées, en fonction de ce que je retrouve à l’examen et de ce qui vous convient.

Je tiens également compte de votre appréhension : si vous ne souhaitez pas que l’on fasse craquer votre cou, on ne le fera pas.

À l’inverse, si vous recherchez spécifiquement un ostéopathe qui fait régulièrement « craquer » les cervicales parce que c’est une technique que vous appréciez particulièrement, je ne serai probablement pas l’ostéopathe le plus adapté pour vous. Ce n’est tout simplement pas ma façon habituelle de travailler.

Une douleur après un traumatisme important, une perte de force, certains engourdissements persistants, des symptômes neurologiques ou une douleur inhabituelle doivent notamment attirer l’attention. Si quelque chose dans votre histoire ou dans mon examen ne correspond pas à une prise en charge ostéopathique, je préfère vous orienter vers votre médecin.

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