Troubles du sommeil: les comprendre pour agir

Insomnies, réveils fréquents, fatigue permanente…

Le terme “trouble du sommeil” regroupe plusieurs symptômes que l’on a tendance à mélanger. Pourtant, chacun d’entre eux nous apporte une compréhension différente de notre problème et donc des possibilités de le traiter.

  • Insomnies

Le nombre d’heures de sommeil est variable d’un individu à l’autre. Il est compris normalement entre 4 et 12h. On qualifie d’insomniaque un patient qui a une baisse significative de quantité ou de qualité de son sommeil habituel. Certains effets seront ressentis dans la journée (grosse fatigue, perte de concentration…). C’est la notion de changement qui est ici importante. Il faudra essayer d’en identifier les causes pour y remédier.

  • Endormissement difficile

La phase d’endormissement est primordiale. L’état de pré-conscience nécessaire se traduisant d’abord par des bâillements puis par des engourdissements et un état de somnolence, peut être perturbé par plusieurs paramètres. Le stress en est l’un des principaux (ressassement de la journée, des objectifs du lendemain et d’inquiétudes diverses…). Un mauvais conditionnement préalable peut être nocif à l’arrivée dans le sommeil (télévision, ordinateur, tablette, téléphone juste avant le coucher, repas trop lourd ou trop proche de celui-ci, température trop chaude dans la pièce, bruits importants).

  • Réveils fréquents

Pour quelles raisons se réveille-t-on la nuit ?

  1. Envie d’uriner à répétition.
  2. Douleurs.
  3. Perte de sensibilité dans un membre due à une mauvaise position.
  4. Cauchemars.
  5. Bruits.
  6. Aucune raison apparente.

A quel moment du sommeil?

  1. Systématiquement entre 1 et 3h du matin.
  2. Toutes les 1h30.
  3. 1 à 2h avant le réveil.
  4. De manière aléatoire.
  • Fatigue inexpliquée

Certaines personnes dorment “comme des bébés” et ne sont pourtant jamais reposées. Cette fatigue inexpliquée doit être approfondie. Il faut comprendre d’où elle vient et si une pathologie plus importante n’est pas sous-jacente. Certains traumatismes (physiques ou émotionnels) peuvent altérer la récupération du corps. L’apnée du sommeil peut également être responsable d’un cycle de sommeil perturbé et donc moins réparateur.
Nous allons étudier les différentes étapes d’une nuit de sommeil pour comprendre la manière dont nous récupérons réellement.

Les cycles du sommeil

Un cycle de sommeil est constitué de plusieurs phases (sommeil léger, profond, très profond et paradoxal). Il se produit plusieurs cycles de sommeil dans une même nuit. Les trois premières phases correspondent à un sommeil dit “lent” et de plus en plus profond. La phase paradoxale indique un sommeil plus agité avec apparition des rêves. A la fin de celle-ci, le dormeur peut repartir dans un cycle de sommeil ou se réveiller.
Ce sont les phases de sommeil profond et très profond qui sont responsables de la récupération du patient. Elles sont davantage présentes dans la première moitié de la nuit au détriment de la phase paradoxale. celle-ci prédomine en deuxième partie de nuit, en lien avec l’augmentation de la température corporelle à partir de 3h du matin. Votre temps de sommeil n’est donc pas un bon indicateur de votre récupération.
Les phases de sommeil profond et très profond sont plus importantes chez les sportifs et les enfants. Donc pour mieux dormir, remettez-vous au sport ou retombez en enfance…

Le cercle vicieux médicamenteux

Pourquoi les sportifs et les enfants ont-ils des phases de sommeil profond plus importantes?
Les médiateurs chimiques responsables du sommeil sont produits durant la phase d’éveil. Plus clairement: il faut avoir été bien éveillé dans la journée pour bien dormir. Par conséquent toutes les substances altérant la qualité de l’éveil (drogues, alcools, tranquillisants…) détériorent la qualité du sommeil en réduisant la synthèse de ses médiateurs.
Un somnifère, par son effet résiduel de somnolence dans la journée, altérera le sommeil du patient qui ressentira le besoin de renouveler sa prise… Nous entrons donc dans un cercle vicieux médicamenteux. Le patient insomniaque est convaincu qu’il dort “grâce” à une substance qui en réalité dégrade son sommeil et ses performances dans la journée. Cette prise de conscience est essentielle si l’on veut se sevrer des somnifères.

La sieste thérapeutique

Elle est utile mais doit obéir à certaines règles découlant de ce que nous avons vu précédemment :

  • Elle ne doit pas dépasser une vingtaine de minutes pour ne pas rentrer en sommeil profond.
  • Elle ne doit pas intervenir trop tardivement dans la journée car cela risquerait de compromettre l’endormissement le soir.

Un besoin trop important de sieste peut cacher une fatigue inexpliquée. Si cela persiste, parlez-en à votre thérapeute.

Conclusion: pour bien dormir…

  • Faites du sport et soyez actifs dans la journée.
  • Respectez des horaires de couchers et de levers réguliers.
  • Ne dinez pas trop lourd ni trop tard.
  • Privilégiez une période calme avant de vous coucher (pas de télévision, portable, tablette, ordinateur, pas de sport 1h avant le coucher).
  • Ne vous couchez pas trop tard (on récupère beaucoup moins après 3h du matin).
  • Ne surchauffez pas votre chambre.
  • Prévoyez de vous sevrer progressivement des somnifères.
  • N’abusez pas du nombre et de la durée des siestes.
  • Et le plus important: consultez votre ostéopathe !

Autre article sur le sujet: Oreillers, matelas, sont-ils réellement adaptés?

Le Chlorure de Magnésium: un remède simple et peu coûteux

Médicament ou complément alimentaire?

Il s’agit en fait de sel de magnésium. On le retrouve à l’état naturel dans plusieurs végétaux (légumes, fruits, céréales) mais la culture intensive et le raffinage excessif des aliments de base (pains, farines céréales, huiles, sels…) ont diminué la teneur de ces sels dans notre alimentation journalière.
La carence magnésienne n’est pourtant pas anodine et occasionne de nombreux troubles qu’une cure de chlorure de magnésium pourrait améliorer voir éliminer.
Ce produit est naturel, peu coûteux, inoffensif et pourtant méconnu.
Examinons ensemble les caractéristiques de ce produit.

Nigari, chlorure de magnésium, delbiase… Que choisir?

Il est possible de trouver du chlorure de magnésium sous plusieurs forme. `Voici les plus courantes:

  • Sachets de chlorure de magnésium en poudre (20 grammes)

C’est la forme la plus simple, la moins onéreuse, la plus facile à trouver et à stocker: Chlorure de magnésium à dissoudre dans l’eau.
Nous ferons référence à ce conditionnement dans la suite de l’article.

  • Nigari

C’est une Algue du Japon contenant 87 % de chlorure de magnésium marin, très efficace pour une prise quotidienne à visée immunitaire.
On le trouve essentiellement dans les magasins biologiques.

  • Delbiase

Chlorure de magnésium associé à un autre sel hydrogéné. Elle convient particulièrement aux voyages. Elle se présente sous forme de comprimés à dissoudre dans un verre d’eau (la dissolution prend un peu de temps).
Elle est plutôt conseillée pour une baisse de forme physique et morale.

Comment le prendre?

Nous prendrons ici l’exemple du sachet de 20gr de chlorure de magnésium. Il faudra le diluer dans 1L d’eau peu minéralisée (Volvic, Evian, Mont Roucous…) La bouteille se conservera alors très bien sans forcément la mettre au frais. La prendre fraîche atténuera cependant son goût désagréable. (On s’y habitue au fur et à mesure).
Il se peut que la prise donne une légère diarrhée. Si elle persiste plus de deux jours, diminuez les doses.

Effet préventif

(entrée dans l’hiver, avant d’une période d’activité ou de stress important, légers troubles digestifs récents…)
Prendre l’équivalent de 2 gorgées matin et soir jusqu’à ingestion des 3 sachets. (gorgées et non verres)

Effet curatif

(troubles digestifs importants récurrents et/ou anciens, fatigue morale ou physique importante, maladies virales à répétition…)
Prendre l’équivalent de 3 gorgées matin midi et soir pendant 3 jours puis faire le traitement préventif décrit plus haut.

En cas de constipations, ballonnements, diarrhées (et bien d’autres cas…)

Carence de magnésium

Les cures de chlorure de magnésium devront être transitoires. Une alimentation à base de fruits, légumes et céréales cultivés selon les principes agrobiologiques doit être mise en place pour un travail de fond.

digestion

Il va permettre une réharmonisation du système digestif et va le réguler.
L’équilibre retrouvé au niveau du colon et notamment de l’intestin grêle va permettre un renforcement de l’immunité du patient, un meilleur drainage des différentes toxines et déchets: rôle des organes émonctoires (foie, intestin grêle, poumons, reins et peau).

acnés, psoriasis, Eczéma

Par le travail sur les organes émonctoires expliqué plus haut, le chlorure  va donc améliorer les différents troubles de peau (dernier émonctoire).

Asthme

Toujours par l’intermédiaire des organes émonctoires.

Immunité

Le travail immunitaire sur l’intestin grêle et l’apport de magnésium permettront au corps de mieux résister aux attaques des différents virus et bactéries.
Lors de l’entrée dans l’hiver, période de fragilisation de notre corps, une cure préventive le renforcera afin qu’il traverse cette période dans les meilleures conditions possibles.

Fatigue physique, mentale, coups de pompe

L’association du travail immunitaire et du renforcement en magnésium permet de lutter contre ces symptômes.

Pour les enfants

Aucune contre indication n’est à noter pour les enfants.
Cependant pour les plus jeunes (moins de 5 ans), il convient d’adapter les doses:
(1 gorgée 1 fois par jour en préventif et 2 gorgées 2 fois par jour en curatif).
Les enfants s’adapteront parfois plus facilement au goût que les parents après plusieurs prises.

Contre indications

Il n’a jamais été constaté d’intolérances ni de réactions négatives à la prise de chlorure de magnésium.
Cependant par précaution, il est à éviter en cas de néphrite sérieuse, d’insuffisance rénale grave, d’hyper tension artérielle et également dans les cas où le sel est déconseillé.
L’éviter également pour les patients hémophile en raison de son action légèrement retardatrice sur la coagulation.
Enfin, la Delbiase est déconseillée lors d’un traitement aux quinidiniques.

Pour conclure

Le chlorure de magnésium est un complément alimentaire aux nombreuses vertus.
Il ne se substitue cependant pas aux médicaments prescrits par votre médecin.
Si vos troubles s’atténuent ou disparaissent au cours de la cure, un avis médicale sera nécessaire pour aménager ce traitement au mieux.
Si vous voulez d’avantage d’informations, de nombreux ouvrages existent traitant des bienfaits de ce produit:
Le chlorure de magnésium, un remède miracle méconnu, Marie France Muller, Edition Jouvence 1998
Sur les animaux: Médecine douce pour animaux, Marie France Muller, Edition Jouvence 1998
Sinon pour toutes questions concernant la prise du chlorure de magnésium, n’hésitez pas à me contacter.