Précautions pour les longs trajets (voiture, train, avion)

Lors de trajets répétés ou de longue durée, un certain nombre de précautions sont à mettre en place pour éviter de mauvaises surprises à l’arrivée.
Cela concerne à la fois l’avion, le train ou la voiture (en conducteur et passager).

D’où vient le mal de dos après un trajet?

Ce sont les vibrations entraînées par ces différents moyens de transport qui sont responsables d’une grande partie de vos douleurs. Les contractions musculaires provoquées par votre position (ainsi que des raideurs dues au stress ou à des douleurs ultérieures au voyage) vont amplifier les effets vibratoires du trajet. Les parties du corps les plus sensibles seront le bas du dos (bassin et lombaires) et le cou (cervicales).
Les muscles contractés vont durant tout le voyage subir ces vibrations. Ils vont donc se contracter davantage, provoquant ainsi un cercle vicieux, et créer une inflammation sur la zone. Plus la zone est fragilisée en amont (arthrose, douleurs résiduelles…), plus l’effet sera majoré.

Comment adapté sa posture?

Vous allez devoir maintenir la position assise pendant plusieurs heures: n’hésitez pas à prendre le temps de bien régler votre siège. Votre courbure lombaire doit être appuyée sur un renfort. Si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à mettre un coussin, un gilet ou toute autre chose faisant office d’appui. Si vous ne vous sentez toujours pas relâché, faites une bascule du bassin en arrière de manière à bien plaquer vos lombaires contre le siège et donc bien détendre vos muscles du dorsaux.
Si vous êtes stressé en tant que conducteur ou par la peur du train ou de l’avion, soufflez bien et essayez de relâcher au maximum vos épaules vers le bas. Si vous ne conduisez pas, vous pouvez aménager le même appui que précédemment pour vos cervicales.

Remarques

  • N’hésitez pas à faire une pause toutes les deux heures pour vous détendre (ou vous lever dans le train ou l’avion).
  • Si vous partez loin et que vous êtes sujet aux douleurs de dos, pensez à emmener une bouillotte avec vous  pour aider au relâchement musculaire à l’arrivée.
  • Si vous avez froid au bas du dos ou au cou pendant le trajet, couvrez vous d’un foulard ou d’un petit pull pour ne pas favoriser les contractures.

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Fréquence des séances d'ostéopathie

Que cela concerne le sportif amateur, l’enfant ou la personne âgée, une périodicité précise idéale adaptée à tous ne peut pas être définie. Nous ne sommes pas tous égaux face à la santé. Ces fréquences n’ont donc qu’une valeur informative.

L’adulte

Les nombreuses contraintes que nous subissons tous les jours nous fragilisent (physiques, chimiques, stress). Il est intéressant de faire une séance tous les 6 à 12 mois en fonction de nos ressentis (énergie, douleurs, troubles fonctionnels, raideurs).

Le sportif (amateur ou professionnel)

L’augmentation des troubles physiques voire même émotionnels (en fonction du vécu de son sport) induit des séances plus rapprochées (environ tous les 6 mois) afin de travailler en prévention notamment pour éviter les épisodes douloureux.

Les enfants

La capacité de leurs corps à s’adapter aux différents chocs de la vie permet une fréquence moins régulière des séances d’ostéopathie. Elles seront surtout nécessaires en cas d’opération, de grosse chute ou de plaintes répétées. Il est cependant intéressant de faire un bilan lors de la poussée de croissance pour contrôler notamment l’éventuelle présence d’une scoliose.

Les enfants atteints de autisme

Il faudra mettre en place un suivi plus régulier pour les aider à s’apaiser et à mieux appréhender le monde extérieur. Cela dépendra notamment de l’atteinte de l’enfant et de sa réactivité vis à vis des séances.

Les bébés

Un traitement plus régulier est nécessaire au début de la vie afin de libérer les contraintes occasionnées par la grossesse, l’accouchement et les premiers pas dans la vie. Nous avons l’habitude de les traiter aux 3ème puis à l’acquisition du quatre pattes (environ 9 mois) et de la marche (environ 15 mois) afin d’harmoniser au maximum leur évolution. Cela permet également un contrôle de l’acceptation corporelle des différents vaccins pratiqués sur chacun.

Les femmes enceintes

En absence de plainte et dans le cas d’une grossesse bien vécue, une séance vers le 8ème mois est primordiale afin de contrôler la libération des dorsales et des côtes pour optimiser la respiration et la mobilité du bassin, essentielle pour permettre le passage du bébé le jour de l’accouchement.
Dans le cas d’une grossesse plus compliquée, d’avantage de séances seront nécessaires.
 
Cependant, n’oubliez pas que le meilleur indicateur d’un besoin de séance reste votre corps. Certaines zones plus fragiles (propres à chacun) sont d’excellents indicateurs de votre état de santé et pourront vous informer de la nécessité d’un bilan avec votre ostéopathe.