Fréquence des séances d'ostéopathie

Que cela concerne le sportif amateur, l’enfant ou la personne âgée, une périodicité précise idéale adaptée à tous ne peut pas être définie. Nous ne sommes pas tous égaux face à la santé. Ces fréquences n’ont donc qu’une valeur informative.

L’adulte

Les nombreuses contraintes que nous subissons tous les jours nous fragilisent (physiques, chimiques, stress). Il est intéressant de faire une séance tous les 6 à 12 mois en fonction de nos ressentis (énergie, douleurs, troubles fonctionnels, raideurs).

Le sportif (amateur ou professionnel)

L’augmentation des troubles physiques voire même émotionnels (en fonction du vécu de son sport) induit des séances plus rapprochées (environ tous les 6 mois) afin de travailler en prévention notamment pour éviter les épisodes douloureux.

Les enfants

La capacité de leurs corps à s’adapter aux différents chocs de la vie permet une fréquence moins régulière des séances d’ostéopathie. Elles seront surtout nécessaires en cas d’opération, de grosse chute ou de plaintes répétées. Il est cependant intéressant de faire un bilan lors de la poussée de croissance pour contrôler notamment l’éventuelle présence d’une scoliose.

Les enfants atteints de autisme

Il faudra mettre en place un suivi plus régulier pour les aider à s’apaiser et à mieux appréhender le monde extérieur. Cela dépendra notamment de l’atteinte de l’enfant et de sa réactivité vis à vis des séances.

Les bébés

Un traitement plus régulier est nécessaire au début de la vie afin de libérer les contraintes occasionnées par la grossesse, l’accouchement et les premiers pas dans la vie. Nous avons l’habitude de les traiter aux 3ème puis à l’acquisition du quatre pattes (environ 9 mois) et de la marche (environ 15 mois) afin d’harmoniser au maximum leur évolution. Cela permet également un contrôle de l’acceptation corporelle des différents vaccins pratiqués sur chacun.

Les femmes enceintes

En absence de plainte et dans le cas d’une grossesse bien vécue, une séance vers le 8ème mois est primordiale afin de contrôler la libération des dorsales et des côtes pour optimiser la respiration et la mobilité du bassin, essentielle pour permettre le passage du bébé le jour de l’accouchement.
Dans le cas d’une grossesse plus compliquée, d’avantage de séances seront nécessaires.
 
Cependant, n’oubliez pas que le meilleur indicateur d’un besoin de séance reste votre corps. Certaines zones plus fragiles (propres à chacun) sont d’excellents indicateurs de votre état de santé et pourront vous informer de la nécessité d’un bilan avec votre ostéopathe.

Le Tennis Elbow, comment s'en débarrasser?

Le Tennis Elbow est une tendinite de la partie latérale du coude (épicondylite latérale) que l’on retrouve fréquemment chez les joueurs de tennis et de handi-tennis.

tennis-63733_640Cette pathologie devient souvent chronique et handicape le joueur professionnel ou amateur qui doit réduire la fréquence de son entraînement jusqu’à parfois son arrêt total. On peut pourtant souvent se rétablir partiellement ou totalement après une recherche précise de la cause et un traitement de celle-ci. Dans ce cas, la prise en charge n’est plus à visée uniquement symptomatique (concernant la douleur immédiate seulement).

Que se passe-t-il lors d’un tennis elbow?

Les tendons supérieurs des muscles supinateurs de l’avant bras (permettant la rotation externe de la main) sont enflammés et/ou endommagés. Pour savoir si vous avez une tendinite avérée ou un début d’inflammation, il faut observer 3 signes: douleur à la palpation du tendon, à l’étirement passif du muscle et à la contraction de celui-ci. Si 2 signes au moins sont positifs, vous avez une tendinite installée.
Le processus amenant à l’inflammation est simple: c’est une utilisation dans de mauvaises conditions ou de manière trop intensive du muscle concerné. Il s’enflamme et se détériore progressivement donnant des douleurs pendant l’effort puis dans la vie de tous les jours. C’est la compréhension de la cause qui va être la clef de la guérison.

A ne pas confondre

Il ne faut pas confondre cette tendinite avec une déchirure musculaire, une fracture ou une entorse du coude. Ces trois dernières sont le plus souvent consécutives à un traumatisme contrairement à l’atteinte du tendon. En cas de doute, des examens complémentaires tels que radiographie, échographie ou scanner du coude confirmeront le diagnostic.

Causes possibles

Elle peuvent être de plusieurs ordres:

  • Matérielles

Pour le tennisman, la raquette (tension du cordage, type d’anti-vibrateur), usure de balle, type de court, baskets sont autant de facteurs pouvant altérer le mouvement, le placement lors de celui-ci et la résonance subie par le bras. Certains métiers sont aussi sujets à cette pathologie (tels que les métiers manuels, derrière un ordinateur…). Les outils (manuels, souris d’ordinateur,) doivent être de bonne qualité.
Posez vous la question: Est ce que les débuts des symptômes coïncident avec un changement dans ce domaine?

  • Posturales

La position du corps ainsi que la qualité de votre geste sportif sont primordiaux. Plusieurs facteurs peuvent les perturber:
L’apprentissage normal du sport (on ne devient pas Federer en 2 semaines) ou de mauvaises habitudes lors des différentes phases de jeu.
Des blocages ou pertes de mobilités au niveau du coude, du poignet, de l’épaule ou toute autre structure participant au mouvement ( lombaires, dorsales, cervicales, côtes). Le corps ne peut pas effectuer son mouvement avec toute l’amplitude nécessaire aux différentes articulations concernées, une compensation s’installe entraînant une sur-sollicitation du tendon.

  • Intrinsèques

La qualité du tendon peut être responsable. Son altération peut avoir plusieurs causes: un traumatisme récent ou ancien (atteinte musculaire, osseuse, articulaire), une pathologie: la goutte (provoquant des dépôts d’acide urique dans les tendons), la polyarthrite rhumatoide, le diabète, le lupus, le syndrome de Reiter, un cholesterol très élevé. Une mauvaise élimination des toxines pendant l’effort (manque d’hydratation, trouble fonctionnel hépatique…) ou un excès de toxines déjà présent (alimentation), certains médicaments.

  • La sur-sollicitation

L’intensité de la pratique d’un sport doit être progressive et raisonnée. Il faut systématiquement l’accompagner d’un échauffement préalable, d’étirements des muscles les plus travaillés lors de la séance, d’une hydratation et d’une alimentation adaptées.

Les complications

Une tendinite chronique peut assécher le tendon et donc altérer durablement sa structure, favorisant sa répétition dans le temps et le fragilisant jusqu’à la déchirure dans les cas extrêmes. Sa rétraction peut limiter les amplitudes des mouvements des patients jusqu’à l’incapacité de la pratique du sport.

Une prévention des rechutes est possible

Le traitement de la tendinite s’accompagne systématiquement d’un arrêt sportif de 3 semaines afin de faciliter la régénération du tendon et la disparition de l’inflammation.
Un cataplasme d’argile peut aider naturellement à drainer l’inflammation du coude.
Un traitement ostéopathique est primordial pour traiter au plus proche de la cause, lever les adaptations et compensations dues à la douleur ainsi que tous les blocages limitant un mouvement harmonieux et équilibré du membre supérieur lors des différents efforts demandés. Le traitement ostéopathique de certaines structures responsables du drainage du membre supérieur et de la détoxination musculaire peut être nécessaire selon les cas.
Selon les étiologies (origines), certains thérapeutes peuvent être nécessaires tels qu’un médecin généraliste (pour des examens complémentaires), kinésithérapeute (en cas de rétraction du tendon), nutritioniste…
L’ergonomie du lieu de travail, l’entrainement encadré lors du sport, l’échauffement avant, l’étirement après, l’alimentation, l’hydratation, et un matériel de qualité sont indispensables pour une prise en charge complète de la pathologie.
Pour toutes questions complémentaires n’hésitez pas a me contacter par téléphone ou mail.